Régime Méditerranéen

Régime Méditerranéen


De nombreuses populations développent des modes de vie et des habitudes alimentaires qui dépendent de leur histoire, de leurs cultures, de l’agriculture locale, de l’économie d’un territoire… Dans un objectif de bien-être, la mondialisation accélère l’envie, le besoin de découvrir ces nouvelles tendances. Dans cette multitude de conseils, le régime Méditerranéen est celui, qui scientifiquement* et internationalement, fait converger le plus grand nombre de données positives.


Dans la zone Méditerranéenne, l’espérance de vie en excellente santé est bien supérieure aux autres régions du Monde. Comme chez les asiatiques et particulièrement les habitants d’Okinawa, la qualité de vie des Méditerranéens affiche plus d’autonomie décisionnelle, plus de richesse sociale... Ces critères sont également capitaux pour optimiser une incidence nettement plus faible de leurs pathologies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète, cancers, inflammations, neurodégénérescences…).

 

Qu’apporte le régime Méditerranéen ?
Sans être un habitant du pourtour Méditerranée on peut profiter de ce régime mais vivre au bord de ce bassin sans respecter ses anciennes règles alimentaires et c’est incontestablement l’assurance d’un bénéfice qui s’amoindrit rapidement. Comme le proverbe le dit « Nous sommes ce que nous mangeons » mais nous devons également respecter ce que nous mangeons : Une huile d’olive hydrogénée ou des céréales soufflés n’ont pas les mêmes vertus nutritives que leurs précurseurs naturels.


Une des caractéristiques de la diète Méditerranéenne est de pouvoir la moduler, la moderniser en fonction des goûts de chacun. Par exemple l’huile d’olive de qualité et ses Polyphénols spécifiques font battre le coeur du régime Méditerranéen mais si vos papilles ne l’apprécient pas ; ce couple acide gras/Polyphénols pourra se construire différemment. Par exemple avec de l’huile de colza en complément ou en remplacement de l’huile d’olive mais sans oublier une foison d’autres Polyphénols que la nature nous réserve.
Mais le noyau central de ce régime est le végétal mais pas le végétarisme ou le végétalisme car le pourtour Méditerranéen consomme des produits animaux, certes de manière frugale mais régulièrement. La diversité végétale est LA grande caractéristique de ce régime d’où cette capacité d’adaptation en fonction de vos traditions culinaires. La saisonnalité, gage de qualité, est une mesure forte aussi et de bon sens de ce régime.


Enfin une consommation d’alcool et surtout de vin, de façon modérée, constitue une autre caractéristique pour le moins ambiguë mais réelle de cette diète.


Les aliments du régime :
Numéro 1, le Végétal ! Donc grande quantité et variété de légumes, crus, cuits au fil des saisons : Carottes, tomates, artichauds, aubergines, courgettes, navets, concombres, radis, endives, pommes de terre, crucifères, épinards...
A chaque repas et tous les jours, les traditions Méditerranéennes les associent en salades, en soupes, en plats mijotés, accommodés d’épices et d’herbes aromatiques, avec des céréales ou des légumes secs, des légumineuses, des jeunes pousses sans oublier l’incontournable gousse d’ail et l’oignon aux vertus millénaires. Thym, romarin, basilic, coriandre, origan... viennent compléter cet embaumement de saveurs délicates et typiques.


Légumes secs et légumineuses (haricots, fèves, lentilles, pois chiches...) sont riches en fibres, protéines, vitamines du groupe B et minéraux. Les associations Méditerranéennes « Céréales + Légumes secs » (couscous, tagines, paella, soupes Italiennes...) réhaussent la qualité nutritionnelle des protéines végétales.


Le Méditerranéen aime le pain, le pain traditionnel confectionné à partir du blé, du blé complet ancestral, éloigné de tous contaminants et au levain naturel si possible. Même loin de ces rivages Méditerranéens, on trouve aisément l’opportunité de se procurer ces dérivés du blé (pain, pâtes, pâtes à tartes...) mais attention leur consommation doit être proportionnelle à l’activité physique. Le Méditerranéen s’autorisait une ration céréalière importante car ce n’était pas un sédentaire mais un homme, une femme active, proche de son terroir, de ses racines et un habitant impliqué individuellement et socialement dans le bien-être de ses proches.


Le climat ensoleillé régional rend possible l’abondance de fruits frais en presque toutes saisons : Raisin, figue, agrumes pour n’en citer que quelques-uns. Les fruits à coque venant consolider cette richesse : Amandes, noisettes et surtout noix. Les oléagineux devraient être consommés quotidiennement, seuls, en salades, dans un laitage ou avec une compote.


Bien qu’axée sur son 37ième parallèle, la Méditerranée est plutôt froide et les espèces marines typiques qu’elle contient sont davantage des poissons gras (thons, sardines, maquereaux, dorades...). Cette particularité alimentaire donne à ce régime sa caractéristique fondamentale ; une richesse en acides gras oméga 3. Un apport que tant de régimes tentent d’optimiser pour leurs vertus positives sur le plan cardiovasculaire, inflammatoire, immunitaire et bénéfique aussi sur le plan oculaire et cérébral.Le trafic maritime intensif international, le non-respect des règles de vie communautaires pénalisent les océans et forcement les gros poissons gras qui accumulent ces polluants nocifs d’où une restriction navrante mais réaliste d’éviter le thon rouge de Méditerranée. Coquillages, crustacés, gambas seront des compléments à mettre en avant pour amplifier un bon apport lipidique.


Selon les régions, les religions, les Méditerranéens mettent au menu des viandes, des volailles, des oeufs et des produits laitiers. Leur diète doit savoir conjuguer ces apports avec une de ses règles prioritaires, la frugalité. Là encore l’héritage Méditerranéen doit être préservé. Au-delà de la sobriété sur ces apports protéiques d’origine animale, ce qui compte le plus c’est le mode d’élevage, les modes de transformation de ces produits de la ferme.
En grande majorité le bassin Méditerranéen privilégie également les produits laitiers fermentés, fromages et yaourts et souvent de brebis.


Les desserts sucrés qui font la réputation de ces pays limitrophes devraient être réservés aux périodes festives. Comme ils nécessitent de la farine, des fruits cuits, des fruits secs, des oléagineux... pour leur confection, l’apport calorique est toujours élevé donc la modération doit être de mise. Malheureusement comme au niveau mondial, les boissons sucrées type « sodas » ont réduit, en quelques décennies, les avantages de cette diète Méditerranéenne.


*Lyon Diet Heart Study ou Etude de Lyon menée par Serge Renaud et Michel de Lorgeril & Co. Inserm Lyon